Formation et innovation 13 mars 2026

"Les Merveilleuses". Retour sur le workshop à la HEAD - Genève

Écrit par Anissa Chanchah

L’association ASA-Hm a eu une nouvelle fois l’occasion de collaborer avec la HEAD – Haute école d’art et de design de Genève, lors de la Semaine de tous les possibles du 16 au 20 février 2026. La talentueuse designeuse Lucie Guiragossian, créatrice de la marque Lundi Piscine, a dirigé et animé le workshop « Les Merveilleuses », avec la participation des membres du collectif Tu es canon : Amaya Canton Rodriguez, Alex Droz, Elisa Fulco, Teresa Maranzano, Taís Dutra et moi-même. La thématique était axée sur la création de vêtements à partir de matières recyclées. Les étudiantexs avaient pour consigne de s’inspirer de l’exposition Les Monstrueuses de Kevin Germanier, présentée au mudac – musée cantonal de design et d’arts appliqués contemporains, jusqu’au 22 mars.

Contrairement aux workshops précédents, celui-ci prévoyait une restitution sous forme d’une performance au mudac en clôture de la journée Mode & Arts textiles. Entre durabilité et critique sociale organisée le 28 février par le musée lausannois en collaboration avec le collectif Tu es canon d’ASA-HM.
Le défi était donc double pour les étudiantexs : créer une tenue pour chaque membre du collectif et concevoir leur présentation en l’espace d’une semaine.

Des difficultés sont vite apparues. Malgré leur motivation et leur énergie, les étudiantexs se sont rapidement retrouvéxs submergéxs par une multitude d’informations dont les aboutissants leur échappaient. L’une des principales problématiques résidait dans le fait que la plupart d’entre elleux n’avaient aucune expérience en lien avec les différents types de handicaps.
Néanmoins, à travers mon moodboard et les nombreux échanges, mon groupe d’étudiantexs a su surfer sur une vague rock et féministe afin de créer une tenue digne de ce nom.

En ce qui concerne la performance, nous avons imaginé une tenue à la Marie-Antoinette version « badass et féministe », entrant de manière fracassante sur la « scène » et distribuant ses textes féministes tels des petits pains. Le fait de pouvoir distribuer mes textes en dehors de mes réseaux sociaux a été très émouvant pour moi.

En conclusion, les étudiantexs et les membres du collectif ont su trouver des compromis afin que le projet puisse se dérouler dans les meilleures conditions possibles et aboutir de manière positive.

Je tiens à remercier chaleureusement les étudiantexs qui, malgré leurs désaccords concernant certains aspects du workshop, sont restexs engagexs jusqu’au bout et ont apporté un soutien émotionnel précieux.

Image : mudac / agence muto

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